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vendredi 12 juin 2009

Annonce

Vous pourrez bientôt disposer du DVD du film
BabelCam dans sa version intégrale de 50 minutes.
Si vous souhaitez en avoir un, veuillez nous contacter à babelcam@gmail.com

Célébration ! !



Voilà, voilà !! Les nombreux tournages ont pris fin,
le montage est presque achevé, donc rendez-vous demain
pour voir la première version du film "BabelCam"
à 22h-22h30, la projection commencera autour de 22h30
à la Maison du Liban, Cité Universitaire.
La soirée se poursuivra jusqu'à l'aube, avec DJs et
VJs, musique ska du monde !

On espère recevoir le plus grand nombre d'interprètes du
film afin que celui-ci concrétise vraiment son
statut d'oeuvre de cinéma participatif : en ce que ses
acteurs et leur entourage soient à la fois les premiers
spectateurs visés par cette production.

samedi 2 mai 2009

Journée #3: Maison de l'Inde

Troisième journée de tournage : samedi 2 et dimanche 3 mai
Lieu : Maison de l'Inde

- LA PRESENTATION DU TOURNAGE EST VISIBLE
SOUS LES VIDEOS -

















Cette journée sera l'occasion idéale d'un métissage babélien entre d'un côté les langues indiennes (Hindi, Benghali, Tamil, Malayalam, Ourdou), dont les particularités sonores et expressives sont bien souvent des inconnues aux oreilles des Européens. De l'autre côtés, les habitants indiens de cette maison s'initieront à reconnaître la musique des langues européennes.

Les rayons de soleil - espérons-le, pas trop timides - du mois de mai devraient nous permettre cette fois-ci un tournage autant à l'intérieur de la somptueuse salle Indira Gandhi, que hors-mur, dans les jardins autour du bâtiment.

On se réjouit pleinement de découvrir un multilinguisme inédit en France : certaines personnes connaissent depuis tout petit, 3 voire 4 langues parlées sur le territoire de l'Inde... Et peut-être l'une d'elles pourra nous éclairer sur un mythe indien qui pose la même question que celui de Babel, à savoir : Pourquoi parlons-nous des langues différentes?


vendredi 1 mai 2009

Journée #4: Maison Victor Lyon - CICS



Journée dite de la "BIBLIOTHEQUE MINIATURE DE BABEL"



(Photographie de la Bibliotheca Alexandrina, inaugurée en 2002 en Egypte)

- PRESENTATION DU TOURNAGE
SOUS LES VIDEOS -








Après avoir disposé d'une plus grande ouverture au niveau des langues impliquées dans BabelCam, on s'efforcera ici de modifier le tournage au niveau du contenu des phrases. Les phrases de départ, qui s'envolent et s´emportent dans une folle farandole, seront concoctées par des amateurs de grande littérature...

En effet, grâce à l'aide très précieuse d'Anna Mozgunova - responsable du cercle littéraire de la Cité - une session va être organisée le mardi 5 mai, dans laquelle les gens liront dans leur langue originale des passages de leur choix des grands textes de la littérature mondiale (Dostoïevski, Garcia Marquez, Kafka, Gide, Shakespeare et Cie).
A partir de ces morceaux de textes choisis, on se décidera sur les phrases les plus à mêmes de servir de lancement des différentes séries du prochain BabelCam.

Cette présence des grands auteurs de la littérature mondiale sous leur forme la plus millésimale explique le choix de ce nom de "Bibliothèque Miniature de Babel". Parler de "Bibliothèque Miniature de Babel" est en fait un total contre-sens puisque la dite Bibliothèque de Babel, décrite par Borges dans sa nouvelle, est tout simplement infinie. Au même titre, cette tentative de "réduire" les grandes oeuvres à une ou deux phrases est aussi vaine qu'à rebours de tout sens, mais cette vaine volonté garde toute son ardeur initiale.

samedi 28 mars 2009

Schiller vaut bien un kebab...belcam!

BabelCam est l'occasion de rendre compte des compétences linguistiques des gens qui nous entourent, des connaissances souvent si approfondies et si ancrées de langues minoritaires et minorées qu'on oublie même d'y faire référence. Il arrive souvent par exemple que des interlocuteurs africains du projet ne comptent pas parmi les langues qu'ils parlent le ou les multiples dialectes qu'ils connaissent. Ils préfèrent ainsi ne pas
déroger à ce "souci d'utilité", tyrannie de la modernité. Ils ne prennent pourtant pas conscience que les variantes du dogon, du peul ou du fang sont plus que fondamentales pour faire vibrer les chaînes de BabelCam, alors que l'anglais n'a souvent qu'un intérêt de second plan : à savoir celui de rendre intelligible les transformations de la phrase par un passage par le peul.

De plus, en souhaitant vivement intervenir dans un futur proche dans des quartiers de l'immigration, l'équipe de BabelCam pourra alors montrer un formidable foisonnement de capacités linguistiques. Alexandre Duchêne, sociologue du langage et nouveau directeur de l'institut du plurilinguisme à Fribourg en Suisse, rappelle que pour être reconnues par les locuteurs eux-mêmes, leur entourage et surtout les gens en général, les formes du plurilinguisme restent fortement dépendantes de certaines échelles de valeur sociale.


"Ainsi, lit-on dans un article consacré à ce nouvel institut du plurilinguisme, on aura tendance à tenir l'habileté de l'étudiant capable de lire Schiller ou Keynes dans le texte en plus haute considération que celle du vendeur de kébab qui apostrophe ses clients indifféremment en turc, en allemand ou en français. Le second participe pourtant autant du plurilinguisme que le premier."*
BabelCam se chargera de rappeler ces plurilinguismes si "évidents" qu'ils en deviennent oubliés, ceci par la pratique audiovisuelle !



*Tiré de Swissinfo, "Savoir les langues ça change la vie", Fribourg, 27 mars 2009.


Passer à une autre réflexion

vendredi 27 mars 2009



Vous avez ici accès à un espace de réflexion large qui rassemble des textes révélant et développant les enjeux dans lesquels l'expérience BabelCam se retrouve fatalement entremêlée.
Toute personne simplement inspirée, ou qui souhaiterait nous révéler une dimension encore inexplorée peut très bien nous faire part de son texte... que nous nous ferons le plaisir de publier.
babelcam(at)gmail.com

Réflexion(s) autour de BabelCam
0. Notes d´intention

1. Schiller vaut bien un kebab...belcam!

2. BabelCam et la condition Babel aujourd'hui - Première partie : comment est-on passé de la construction d'une tour à celle d'une chaîne linguistique ?

- Seconde partie : L'agir culturel dans des lieux globalisés ou transnationaux

mardi 17 février 2009

Notes d´intention

Un étudiant en Sociologie (Ilan Lew) et un Anthropologue (Yoann Moreau) testent leurs hypothèses de traduction in vivo. Cela devient un projet interactif - BabelCam - où les effets de la mondialisation (bilinguisme croissant) permettent d'exprimer des chaines de traductions successives.

Les sens des phrases dérivent, les gestuelles et postures varient, les intonations se font discrètes ou volubiles, assurées ou hésitantes ! C'est la condition post-Babel : nous parlons des langues (corporelles, auditives et sensitives) différentes. Cela peut certes gêner pour construire des "Sky"building, mais c'est aussi une source de quiproquos, de glissement poétiques, humoristiques et improbables.
On parle souvent des "problèmes" liés à la traduction, mais nous voudrions explorer avec vous, les qualités potentielles profondément joyeuses et mobilisatrices de notre condition Babel : pour la diversité des langues, pour les décalages de compréhension que cela génère (aussi) positivement !


Passer à une réflexion

jeudi 5 février 2009

BabelCam et la condition Babel aujourd'hui


Première partie : comment est-on passé de la construction d’une tour à celle d’une chaîne linguistique ?


Les femmes et les hommes parlaient au départ une seule et même langue. Puis, souhaitant bâtir une tour pour atteindre Dieu, caressant cet espoir en se mettant à l’œuvre, ils furent rapidement punis en se voyant infliger un mal inconnu : le plurilinguisme.
S’agissait-il alors d’un plurilinguisme individuel, ou strictement d’un plurilinguisme de la collectivité, dans lequel un ouvrier de la tour équivaut à une langue ?
BabelCam donne à penser le fait que même si le plurilinguisme se situait également à l’échelle d’un individu, la communication serait mise à l’épreuve face à une diversité linguistique sociale toujours plus ample que les connaissances individuelles, ce dès lors que la lingua franca, la langue de commune communication devient l’objet du rapt…
Que se passerait-il en effet, si dans le monde d’aujourd’hui, à la suite d’un malencontreux miracle, les gens étaient atteints d’une amnésie soudaine de la langue anglaise ; ou si tous les Français se mettaient brusquement à chercher leurs mots en français ?
On peut à travers ces clips vidéos prendre la mesure de l’ambigüité, de l’ambivalence de cette malédiction, un peu comme si nous avions pu poster des caméras aux fenêtres du ziggourath de Babel, celles qui avaient déjà eu le temps d’être construites, pour explorer le sentiment de forte perplexité des individus face à leur nouvelle condition.



Mais comme on peut précisément le constater dans les clips vidéos, il arrive de temps en temps que cette perplexité se transforme en jubilation : une jubilation communicative portée par un joueur seul ou envers son partenaire lorsqu’il est accompagné dans la prise ; comme de spectateurs captivés par l’exercice qui connaissent la jouissance de connaître progressivement le « fin mot de chacune des traductions en chaîne » , une fin parfois attendue, parfois improbable.
Peut-être qu’en leur privant des moyens de continuer leur entreprise de construction céleste, Dieu voulait-il donner aux hommes l’occasion de prendre congé d’un labeur par définition interminable ?
En tous les cas, ce n’est que très progressivement qu’ils se sont faits à l’idée de déposer leurs outils, leur pelle et leur ciment. Dans un ultime et grand effort de rassemblement, certains zélateurs du sky-building, plus versés en ingénierie sociale qu’en ingénierie des constructions complexes, ont tenté de regrouper les individus selon des configurations telles qu’ils puissent continuer leur ouvrage dans ce tohu-bohu linguistique. Avec ce principe en tête de reconstituer le sens dans la confusion. A la manière de BabelCam, les individus ont su se regrouper par paires successives, de telle sorte que le premier parle la langue du second, que le deuxième parle la langue du troisième sans qu’elle soit pour autant parlée par le premier, et qu’ainsi de suite, on s’efforce de trouver une personne qui soit à la fois capable de comprendre la langue du précédent et de parler la langue d’un suivant potentiel, afin de pérenniser la circulation du message « en toute sécurité ».
Mais, l’interprétariat, n’ayant pu se révéler en tant que science exacte que beaucoup plus tardivement après l’apparition soudaine de ces langues elles-mêmes, les messages continuaient certes à circuler mais avec des effets de déformation dont on peut disposer d’une série d’exemples sur ce site ; et que seul un diplômé en babélistique aurait été en mesure d’annoncer...